
|
Appelé « triathlon » en Belgique, pendant de
nombreuses années, le powerlifting, que l’on
pourrait traduire par « force athlétique », a
subi plusieurs variations quant à ses exercices
avant d’arriver, en 1968, aux trois mouvements
qui figurent actuellement au programme des
compétitions.
A savoir :
* Le squat (flexion des jambes) ; * Le bench-press (développé couché) ;
* Le deadlift (soulevé de terre). |
|
Les noms, anglais, de ces mouvements indiquent que nous devons chercher l’origine du
powerlifting moderne du côté anglo-saxon, américain plus précisément.
|
En 1971, les Etats-Unis organisent les premiers championnats du Monde, mais ils sont
encore officieux. Il faut attendre 1973 pour voir se constituer officiellement la
fédération internationale de la discipline qui aura pour nom « International Powerlifting
Fédération », en abrégé I.P.F, bientôt suivie de celle de la Fédération Européenne de
Powerlifting (E.P.F). A ce moment, les choses vont se précipiter et les performances
iront crescendo, grâce surtout à la spécialisation des athlètes. |
Les fédérations Européenne et Mondiale de powerlifting enregistrent les records
continentaux et mondiaux, par mouvement et au total, et contrôlent l’organisation
des compétitions Internationales dans leur domaine respectif. La IPF participe
également aux Jeux mondiaux réservés aux disciplines non-olympiques. |
C’est le 2 novembre 1977 que La Fédération Royale Belge des Poids et Haltères
a rejoint les rangs des Pays affiliés à ces fédérations. |
Les épreuves |
Une réglementation stricte détermine le critère d’appréciation de l’exécution
des trois exercices imposés. Nous retrouvons également trois arbitres pour juger
les mouvements effectués par chaque athlète. Deux décisions favorables étant aussi
nécessaires et suffisantes pour que le mouvement soit déclaré « bon ». |
Participants |
Comme en haltérophilie, les compétitions sont organisées pour les hommes et pour les femmes. Différents groupes d’âges sont également reconnus. En Belgique,
les femmes participèrent pour la 1ere fois aux compétitions en 1981. |
Les athlètes doivent participer aux compétitions selon leur poids corporel, dans les
catégories de poids établies selon le sexe. Il y a 11 catégories de poids de corps
chez les hommes et 10 catégories chez les femmes. |
Ici aussi, le vainqueur, par catégorie, est l’athlète qui a réalisé le total le plus
élevé aux trois mouvements, le meilleur des trois essais de chaque exercice
entrant seul en ligne de compte. En cas d’égalité, l’avantage est donné au plus
léger des concurrents. |
L’apprentissage |
Le powerlifting est par excellence le sport de force pure. Les qualités mentales
sont les mêmes qu’en haltérophilie, mais en ce qui concerne les qualités physiques la
différence est importante. Il s’agit ici d’une discipline qui nécessite une certaine
masse musculaire et une qualité musculaire non négligeable. Une certaine mobilité
articulaire est nécessaire mais ni la vitesse, ni la force explosive, ni la souplesse n’ont
de grande influence sur la performance. L’ossature doit être d’avantage résistante
qu’en haltérophilie, dans la mesure où les charges sont, à âge égal, plus lourdes pour
un jeune powerlifter que pour un jeune haltérophile. |
Il est clair que, dans ce sport, plus encore que dans l’haltérophilie, il est indispensable
d’être très progressif dans les charges qui ne deviendront sérieuses qu’avec l’âge
et l’entraînement.L’apprentissage est fondamentalement différent de celui d’un jeune haltérophile. |
Haltérophile ou le Powerlifting ? Que choisir !
Groupées dans la pratique d’une salle de poids et haltères, l’haltérophilie et le powerlifting
sont pourtant différentes l’une de l’autre. Le champion de l’une ne sera pas nécessaire-
ment le champion de l’autre, comme certains pourraient le croire.
Afin de comprendre parfaitement les différences, il faut un certain bagage, une certaine
habitude de la pratique des poids et haltères. S’il fallait faire référence à d’autres sports
pour faire comprendre cette différence entre l’haltérophilie et le powerlifting, on pourrait
dire que l’un est à l’autre comme le lancer du javelot est au lancement du poids ou, en
cyclisme, comme la poursuite est à la course de vitesse.
En compétition, l’haltérophile s’exprimera dans une atmosphère plus calme, plus recueillie.
Pour le powerlifter, les encouragements pendant la préparation psychologique, juste
avant l’effort, le motiveront mieux.
L’ambiance des deux compétitions sera donc fort différente, les athlètes le sont aussi.
Il n’y a que sur le plan national Belge que l’on peut encore rencontrer quelques athlètes
polyvalents dans les deux disciplines. Au niveau international (haut niveau) jamais. |
Sachez enfin, que notre ligue est la seule association sportive
de la Communauté française dont les athlètes peuvent participer
aux championnats d’Europe et du monde sous l'égide des
Fédérations Mondiale et Européenne d’Haltérophilie (I.W.F. et E.W.F.),
et être éventuellement sélectionnés pour les Jeux Olympiques
de cette discipline.
|